Dans le cadre du mois vert initié par le bureau de la coopération suisse en RDC, l’Université Officielle de Bukavu, à travers le domaine de sciences et technologie, a organisé ce mercredi 11 mars 2026 une conférence où la communauté scientifique a échangé sur les causes et les pistes de solutions au sujet des glissements des terres et de la mauvaise gestion des déchets à Bukavu.
Dans sa présentation, le Professeur Alphonse Balezi Zihalirwa, a montré comment la ville a perdu son couvert végétal au point que la construction des maisons a touché même les places publiques.
Il renseigne qu’avec des actions d’embellissement, de reboisement et lutte antiérosive, des enseignants et étudiants de l’UOB sont parvenus à restaurer 6,11 ha vers Major Vangu, Rondpoint ISP, UOB, ISDR et avenue de l’athénée d’Ibanda mais aussi vers Elakat.
Pour sa part, le Professeur CIkwanine Dieudonné, a démontré que la gestion des déchets demeure un défi à Bukavu suite notamment au manque de dépotoirs publics et d’une politique en matière de gestion des déchets mais aussi l’absence d’un plan d’aménagement qui tient compte de l’évolution de la population et une faible implication des autorités.
Il révèle qu’à part les industries, marchés et autres structures organisationnelles, les ménages produisent à eux seuls 487 tonnes des déchets par jour soit 1,95 kilogramme par ménage et par jour ou encore près de 0,3 kilogramme en moyenne par personne le jour.
A l’en croire, seulement 17% de ménages sont abonnés aux associations de collecte et d’autres ménages paient des petits enfants pour évacuer n’importe où les déchets et d’autres encore les déversent dans des caniveaux lors des pluies.
Par ailleurs, le professeur Alex Lina, propose la sensibilisation des ménages, le tri des déchets et l’investissement dans l’assainissement pour la gestion des déchets.
« La survie de la population dépend aussi de la gestion des déchets. Je demande à la population de Bukavu de s’abonner aux associations de collecte des déchets et exiger aux autorités un dépotoir public efficace et adapté », a-t-il déclaré.
Pour leur part, les docteurs Guy Ilombe Mawe et Toussaint Mugaruka, ont révélé que la ville de Bukavu compte 83 ravins (grand trou ou un creux profond creusé dans le sol par l’eau de pluie ou l’érosion) et plus de 350 dépotoirs pirates et qui augmentent aussi la pression des glissements des terres.
A signaler que le secrétaire général académique de l’UOB, Professeur MUNENGE MUDAGE Florent, représentant le Recteur empêché, a rassuré de l’engagement de son institution à promouvoir les approches innovantes pour la protection de l’environnement.
Le chef de coopération international au bureau de la coopération suisse en RDC, Thomas Jenatsch, a rappelé que le mois vert vise à réunir toutes les énergies positives des citoyens pour protéger l’environnement.
Rédaction, TN-Déogratias Cubaka

Amos RHUHUNEMUNGU KAHASHA
Bravo à l'UOB, notre Alma mater.
Dieudonné WABULAKOMBE
Je loue cette initiative qui vise le bien être de toute la population de la ville de bkv et ses environs, que ça s'étende même à l'intérieur de la province. Bravo
IRAGI Queen
Je salue cet engagement de notre université face aux défis de Bukavu. Les chiffres présentés sur la production de déchets et les ravins sont alarmants. Il est crucial que les recommandations des professeurs soient entendues par les autorités pour un assainissement durable. Bravo à l'UOB pour ce rôle de veille scientifique. . La survie de notre environnement dépend d'une collaboration entre la science, les citoyens et les décideurs.