Une inquiétante hausse des décès d’enfants est actuellement observée dans la zone de santé de Minembwe au Sud-Kivu (RDC).
Dans un contexte de crise humanitaire sévère marquée par la famine, les déplacements, le manque de soins et l’inaccessibilité humanitaire à la zone, des décès d’enfants se comptent par dizaines chaque mois à Minembwe.
Selon une note d’information publiée le 24 novembre 2025 par le bureau de la coordination des affaires humanitaires des nations unies (OCHA) et dont TERRANOVA.CD a consulté, 25 enfants sont décédés seulement à l’hôpital général de référence de Minembwe entre juillet et septembre 2025 soit plus de 60 % des décès enregistrés concernaient les enfants (25 sur 40).
D’après les responsables de l’hôpital, la létalité parmi les cas de malnutrition aiguë sévère a atteint 29%, avec 16 décès sur 55 enfants admis.
OCHA note que plusieurs structures de santé à Minembwe font face à une rupture prolongée des médicaments et intrants médicaux.
Le blocage des routes et l’interdiction d’accès aux acteurs humanitaires entrainent des conséquences humanitaires critiques pour les populations civiles. Déjà, plus de 172.000 déplacés seraient enclavés et privés d‘accès aux besoins essentiels et à l’assistance humanitaire dans la zone de santé de Minembwe.
Depuis janvier 2025, les zones de santé de Minembwe, Itombwe et hauts plateaux connaissent une intensification des affrontements armés rendant l’accès aux humanitaires impossible avec des restrictions sévères imposées par des acteurs armés.
Le blocage des routes a également entrainé une rareté des produits de première nécessité et une flambée des prix, exposant la population à un risque imminent d’insécurité alimentaire grave.
Rédaction, TN-DCK